Solveig - All This Love 7



I. GRAIN DE SEL
extraits




LE POINT DU JOUR

Vivre telle une feuille
Soufflée vers l’océan

Virevoltante et légère
Sous le soleil couchant

Happée par le large
Et ses lames d’argent

Elle s’offre poussière
A cet astre bleu et blanc



AU SEUIL DE LA NUIT

Adieu la mer
Adieu beauté

Vogue bleu reflet d’hier
Sur la route des spectres oubliés

Sous l’immensité de l’ocre solitude
Un soleil pourpre s’est posé

La fièvre de novembre engourdit la lagune
Blêmes, Les myosotis distillent une pensée

O Manège céleste, O Fortune sacrée
Une vie rêvée en occulte des milliers



PARADIS TROPICAL

Je m’éveille à son rivage
Naufragé d’un long voyage

Ses yeux d’océan
Coquillages étincelants

Déferlent sur mes rêves
Je plonge à leur conquête

Et découvre une île chaude
Où l’air est une caresse

Seul sur sa peau
Bienheureux Robinson

Je prends possession
Du paradigme perdu


 
Solveig - Celui Que Mon Coeur Aime



II. DAME NATURE
extraits




UNE BLANCHE HIRONDELLE
OU LE REVE DE LIBERTE

Une blanche hirondelle
S’est envolée
Elle rejoint le ciel

Le blé des champs
Les fleurs d’été
Les rivières argentées

Tout là-haut
Au-dessus de nos têtes
Défilent devant elle

Libre, Elle déploie ses ailes
Disparaissant peu à peu
Sous l’azur immaculé

 

LA ROSE EST BELLE
OU L’ESTHETIQUE DE LA SEDUCTION

Ces choses là ont des épines
Qui écorchent à vif, Pauvre sot

La rose est belle mais ses racines
Se nourrissent du sang de mes sanglots

Beauté sauvage est à l’amour
Ce que l’esprit cache à la raison

Une image libre de longs discours
Une fleur fade sans illusion



LE COEUR CHAMPETRE

Savourons les prémices de l’été
O Délice, O Félicité
A l’ombre des glaïeuls
La belle saison respire l’éternité

Ici, Chante le joli rossignol
Là-bas, File le petit campagnol
Mère Nature affectionne
Ses humbles héritiers

Air pur à pleins poumons
Sous un zeste d’oraison
Fleurissent les bourgeons
De l’antique jeunesse

     

L’ARC-EN-CIEL AUX QUATRE COULEURS
OU LE SPECTRE EMOTIONNEL

C’est un arc-en-ciel
Bleu, Vert, Jaune et Rouge

Qui monte haut dans l’azur
Nul ne l’ignore aux alentours

Une fine pluie engourdit la nature
Assis, Je rêve à mes amours

Là, Sous mes yeux, Se dévoile la route
Pour rendre mon cœur moins lourd


   

Solveig - Je Porte En Moi Tous Les Paysages



III. LA  RUMEUR  VANNETAISE
extraits




TOUT AMOUR
OU L’OREE DU TEMPS PERDU

Tout amour, Où es-tu
Tout amour, Où es-tu

Quel est ce secret qui sommeille
A l’orée du temps perdu

Tout amour, Où es-tu
Tout amour, Où es-tu

L’âpre rempart de Vannes renferme
La déraison qui m’a ému



UNE PREMIERE NUIT D’OCTOBRE
OU L’ŒUVRE DU TEMPS

C’est une première nuit d’octobre
Un lundi de nostalgie, Il pleut

Et le vent agite les branches
Des arbres râleurs

Eparpillées, Sur le tableau noir
D’une ville endormie

Comme des confettis, Scintillent
Les lumières de l’invisible

Hagard, J’inspecte
Les limbes de l’oubli

Me reviennent les parfums de mon enfance
Meurt le songe de mon insomnie



GaulKaisu - Awakalimasuka



IV. LES ENFANTS DU SALUT
extraits




AURELIE
OU UNE AMOURETTE A PARIS

O Mon soleil, Mon soleil d’or
Aurélie, Je suis pris au piège
Du bleu de tes yeux étourdis

O Aurélie, Te souviens-tu encore
De la Butte de Montmartre
Et de la Place de Clichy

L’automne éclairait nos pas
L’été se faisait si petit, O Paris
Pourquoi as-tu repris mon Aurélie



LE DESOEUVREMENT DU CŒUR
OU LA MEMOIRE DES JEUNES ANNEES

Où êtes-vous mes amis
Que reste-t-il de nous

Sur l’acre péninsule, O Lâche scrupule
Mon cœur s’est échoué

Est-ce le fruit d’un rêve
Ou la froide réalité

Vos visages me reviennent
Miracle sans âme, O Mirage

Comme des châteaux de cartes postales
Que le vent disperse, Et ensable



ONZE SEPTEMBRE DEUX MILLE UN

Deux tours sous les décombres
New York est une tombe

Le monde pleure la mort
La mort pleure le monde

Deux tours sous les décombres
New York est une tombe

S’envolent au Paradis
Et les mauvais, Et les gentils



La Morinerie - La Demeure Souterraine



V. LE FANATISME AMOUREUX
extraits




LA FLAMME DU POETE, 5

Je lui écris ce poème de velours
Pour lui miauler, Je t’aime

Elle a envahi les étoiles et le ciel
Jamais, Je ne voudrais la perdre

Mon tendre cœur l’a reconnue
Il ronronne comme un gentil chat

Tout est rêve entre elle et moi
O Maîtresse, Tout, Tout est là



UN SI DOUX BAISER

C’est un baiser
Si doux
Si doux

Qu’il glisse sur la joue
Et par jeu
Mordille l’oreille

C’est un baiser
Si doux
Si doux

Qu’il fond au creux du cou
Et par amour
Scelle nos paupières



LE GARDIEN DU SOMMEIL, 1

Dors mon amour
D’un paisible sommeil

Je veille sur cette trêve
Pour que vivent tes rêves

Respire mon amour
Le plus doux des parfums

Je caresse de velours
Ton cœur jusqu’au matin



LE GARDIEN DU SOMMEIL, 2

Sur un rai de lune
Je calque son visage

La beauté de ses rêves
Et la chaleur de ses lèvres

Elle respire, Je l’entends
Et médite auprès d’elle

La douceur qu’elle sème
Comme un doux printemps



GaulKaisu - Bouddha De Feu



VI. LE CORPS DU POETE
extraits




LE CHANT DU SILENCE, 1

Ma vie est une douce souffrance
Dont je connais le cycle

Une bataille humaine
Au mérite insolite

Où le temps atteint l’art, Devenant
Emotion hérissée de douleurs

Je ne pense plus
Je réserve mes pleurs



LE BOULEVERSEMENT DES SENS

A l’aide, L’amour me rend fou
Il a dévasté tous mes sens
Réduit à néant, L’effort
De toute une vie

Chevillée au corps, La peur
Cette fière et fidèle ennemie
Dévore mes entrailles jusqu’au cœur
Et flagelle mes frêles envies

Qu’ai-je fait de ma vie, Le bonheur
Ne serait-il qu’un leurre
Ai-je fini de rêver, O Simplicité
Plus jamais, je ne te mépriserai



L’AMOUR, LA FOLIE ET LA MORT

Que veux-tu mon amour
Que veux-tu ma folie

Je t’aime sans raison ni passion
Je te hais parce que tu me hais aussi

Que veux-tu mon amour
Que veux-tu ma folie

La vie a fait de moi un homme
La mort a forgé mon esprit



GaulKaisu - Le Livre Des Transformations



VII. LES SENTIERS DE L'ETERNEL
extraits




PROGRES ET SPIRITUALITE

O Inéluctable, Incommensurable
Progrès

Offre à l’être, Une histoire digne
De la spirituelle clarté

A laquelle, Discrètement
Il se soumet



LE DRAME DE L’EGO

O Seigneur, Seule mon âme
Vous intéresse

Et ma pauvre chair saigne
Loin de votre amour éternel



LE MERITE DE L’INSOUTENABLE
OU LA DIVINE COMEDIE

Où étais-tu Seigneur
Seigneur, Pourquoi m’as-tu
Abandonné

Pourquoi les anges ne m’ont pas protégé
Pourquoi as-tu laissé les démons
Me tourmenter

Où étais-tu Seigneur
Seigneur, Pourquoi m’as-tu
Abandonné

Tu exiges l’amour, Et pourtant
Tu as maudit un enfant
Aussi pur qu’innocent



LA PRIERE DU JUSTE

Il y a un temps, Pour toute chose

Un temps pour naître
Un temps pour mourir

Un temps pour aimer
Un temps pour trahir

Il y a un temps, Pour toute chose

Un temps pour la pierre
Un temps pour la rose



L’ELOGE DE LA VERITE
OU LA REALITE CACHEE

La vérité est infinie
Présente à chaque instant
En chaque lieu de notre vie

La vérité se joue du mensonge
Pour nous apprendre à aimer
Et nous donner envie d’exister

La vérité éclaire notre destinée
Puis disparaît
Nous laissant libre d’évoluer



LA COURONNE D’ESPOIR
OU LE CHRIST ROI

C’est une couronne illuminée d’espoir
Aux mille épines, Au délicat parfum

Qui trône aux cimes du réel
Pour offrir un regard éternel
Au-delà de toute imagination

C’est une couronne illuminée d’espoir
Aux mille épines, Au délicat parfum

Qui disperse le sang d’un coeur
Pour éprouver toute sa valeur
Et réinventer le champ des passions



GEOMETRIE DU VERBE
OU MORPHISME POETIQUE, 1

Eternelle crainte
Ephémère bien-être
Cruel labeur

J’ai dans la tête
J’ai dans les tripes
J’ai dans le cœur

Eternelle crainte
Ephémère bien-être
Cruel labeur

Des cris de joie
Des rêves de gloire
Des sourires enjôleurs



La Morinerie - La Rascasse



-------- Autres Poèmes "Yahvé" --------



La Morinerie - Le Réveil D'hortésie





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